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Notre agriculteur du mois s’appelle Bertrand ! 

Bertrand est agriculteur à Saint-André-de-l’Eure (près d’Evreux) depuis plus de 27 ans. Chez lui, l’agriculture est une passion qui se transmet de génération en génération. En 1993, il s’installe avec son frère sur l’exploitation familiale. Aujourd’hui, c’est avec sa fille qu’il partage ses journées de travail.

Bertrand, notre agriculteur en conversion biologique

Une décision voulue et réfléchie

Après de nombreuses années à cultiver en conventionnel, Bertrand se sent comme pris au piège. Il a le sentiment de ne plus être maître de ses décisions et souhaite retrouver une agriculture plus proche de l’environnement. 

La nécessité d'une agriculture plus durableSon voyage en Roumanie en avril 2019 est un déclic. Frappé par les vastes exploitations industrielles, Bertrand prend alors conscience des dérives de l’agriculture conventionnelle et de la nécessité d’une agriculture plus durable.  A son retour, sa décision est prise : il s’engage en bio et rejoint la coopérative Biocer.  

Bertrand ne fait pas les choses à moitié : ne concevant pas la mixité avec le conventionnel, il décide de convertir l’ensemble de son exploitation, ce qui représente plus de 100 hectares de culture en conversion. Un vrai challenge ! En s’associant à BioDemain, Bertrand sécurise des débouchés rémunérateurs pour sa production. 


Les changements entrainés par la conversion 

La conversion biologique est une aventure éprouvantePour Bertrand, la conversion biologique est un réel bouleversement : 

Son exploitation passe de 3 cultures à 6 cultures (Lin, Blé, Soja, Féverole, Lentille…). En alternant les céréales et les légumineuses sur ses terres, il utilise la complémentarité des cultures sans épuiser ses sols.

La culture biologique lui demande davantage d’adaptabilité. Ses champs sont plus sujets aux aléas climatiques et agronomiques. Il doit anticiper et réagir rapidement en cas d’attaque de ravageurs ou de maladies. Cela exige également une grande connaissance des solutions naturelles et une observation accrue : quand le champ est infesté, il est déjà trop tard. Enfin, le bio est parfois synonyme de lâcher-prise : il faut savoir accepter avec humilité que certaines choses soient hors de contrôle. 

Mais, selon lui, tous ces efforts sont nécessaires pour une agriculture de qualité, plus respectueuse de notre environnement !

« Malgré ces difficultés, la conversion reste un vrai épanouissement ! »


Pour Bertrand, la conversion biologique c’est :

Du courage : C’est un saut dans l’inconnu. Il faut oser se lancer, remettre en question toutes ses pratiques pour réapprendre un nouveau métier.

Notre farine issue de blé en conversion biologiqueDe la patience :  Il faut laisser le temps au sol de se régénérer. Il ne faut pas être trop hâtif car la conversion est un véritable processus. Travailler au contact de la nature, c’est apprendre la patience et l’humilité.

De la fascination : La conversion biologique est une aventure épanouissante et passionnante. Malgré les difficultés, on s’émerveille au quotidien des impacts de ces changements de méthodes agricoles sur l’exploitation.

Son conseil pour les agriculteurs qui souhaitent passer au bio : il est important de ne pas négliger une situation financière saine avant de se lancer. Il faut également avoir de la volonté et être convaincu du bien-fondé de la démarche car la conversion est une aventure éprouvante !


> Vous souhaitez aider Bertrand et ses collègues de la coopérative Biocer ? Leur farine pas (encore) bio est disponible dans nos magasins partenaires.

> Vous êtes un agriculteur en conversion biologique ? Nous pouvons également vous accompagner ! 

Catégories : Nos BioGosses

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