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Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Jean-Paul, je suis avant tout viticulteur, mais je produis aussi de l’huile d’olive en provenance de mes quelques hectares d’oliviers.

À l’instar de mes parents et de mes grands-parents, j’ai toujours travaillé dans le milieu agricole : je suis installé depuis 30 ans, j’ai d’abord commencé dans la vigne et le maraîchage, en suivant le modèle de mes parents. Il y a 20 ans, j’ai décidé de me concentrer uniquement sur la vigne.  

Je gère avec 5 salariés le Domaine Carobelle dans le Vaucluse, d’une surface de 60 hectares, composé à 90% de vignes et à 10 % d’oliviers. La majorité des arbres sont dispersés sur l’ensemble du domaine, ces oliviers sont issus de la famille de ma femme et sont les reliquats d’un épisode de gel ravageur datant de 1956. 


Quel a été ton cheminement vers l’agriculture biologique ?

Passer au bio, c’est avant tout une histoire de conviction personnelle. Je suis un adepte du bio depuis très longtemps. Au quotidien déjà, je tente de me soigner un maximum avec des remèdes naturels et c’est le même principe que j’applique à mes arbres : depuis toujours, je limite au maximum les traitements de synthèse. Il ne me restait plus qu’à les arrêter totalement pour respecter le cahier des charges de l’agriculture biologique ! 

Ainsi en 2004, j’ai décidé de passer 80% de mes vignes au bio ! J’ai ensuite attendu 2 à 3 ans pour convertir les 20% restants, qui sont les terrains les plus accidentés et donc plus difficiles à convertir.  Sous l’impulsion de la coopérative, j’ai franchi le cap pour mes oliviers il y a 3 ans !

La conversion est la période la plus dure. Il faut que la plante s’habitue à un nouveau mode de culture, il faut aussi laisser le temps aux auxiliaires de s’installer s’ils n’étaient pas encore présents (Les auxiliaires sont les prédateurs naturels des insectes ravageurs de vignes. Il les chassent naturellement et font partie de l’écosystème complexe des cultures).


Comment se situe la filière de l’oléiculture bio en France ?

En France, l’huile d’olive bio est un produit assez rare. Il faut savoir que la France importe 96% de son huile d’olive depuis des Pays comme l’Espagne, l’Italie, la Tunisie ou le Portugal. Nous avons pourtant de beaux bassins de production (PACA, Auvergne Rhône-Alpes, Corse, Occitanie) et une qualité reconnue. Pourtant les producteurs français ont du mal à s’imposer face à cette concurrence étrangère. 

Aujourd’hui, c’est d’autant plus important d’acheter de l’huile d’olive bio et française pour aider les oléiculteurs français à se démarquer et mettre en avant leurs méthodes artisanales et la qualité de leur production.


Pourquoi as-tu accepté d’être l’ambassadeur de l’huile d’olive BioDemain ?

La Balméenne et moi-même avons officialisé très récemment notre partenariat avec BioDemain. Notre l’huile d’olive Vierge Extra n’est commercialisée que depuis quelques jours ! Les premières discussions ont eu lieu en octobre 2020.  Après avoir rencontré les équipes en décembre, nous avons confirmé notre envie de travailler main dans la main.

BioDemain est une belle manière de mettre en valeur le travail que nous fournissons avec mes collègues. J’apprécie leur démarche car elle fait avancer les choses. Se lancer en bio peut faire peur, et je souhaite montrer l’exemple, montrer que c’est possible. 

J’espère que mon initiative pourra encourager d’autres collègues à se convertir !


3 mots pour qualifier ton expérience de conversion ?

Valorisant : Quand on pratique l’agriculture biologique, on respecte la terre et les générations futures, c’est très valorisant.

Possible : Par mon expérience, je veux montrer à mes collègues réfractaires ou hésitants à passer au bio que cela est possible. Même s’il est plus ou moins facile de se convertir suivant les pratiques appliquées en conventionnel, il existe toujours des solutions, comme BioDemain.

Artisanal :  La conversion biologique est une très bonne façon de mettre en valeur nos méthodes artisanales et de conserver le patrimoine de l’huile d’olive française.


Tes conseils aux agriculteurs qui hésitent à se lancer en bio ?

L’essentiel est de se convertir pour les bonnes raisons. Il ne faut pas le faire pour gagner plus d’argent, car c’est une fausse idée. Certes, le prix payé en bio est plus élevé, mais d’un autre côté, les rendements sont plus faibles. Il y a également plus de risques de pertes de récolte et un besoin en main d’œuvre supplémentaire.

Mais à côté de ça, il y a les avantages de savoir que l’arbre et l’environnement sont respectés, que notre produit est bon pour la santé et que la qualité de l’huile fournie est décuplée.


Catégories : Nos BioGosses

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