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Maintenant que vous savez ce qu’est la conversion biologique, voyons ce qu’il en est suivant les cultures !


Si vous avez loupé notre premier article sur les bases de la conversion biologique, n’hésitez pas d’abord à y jeter un coup d’oeil !

1 – Les productions végétales

Les durées de conversion varient selon le type de culture végétale. Une culture pérenne comme un verger, une culture annuelle comme une céréale ou encore une culture fourragère comme les prairies permanentes ont des périodes de conversion différentes.


Le tableau ci-dessous vous donne les durées de conversion pour chacune de ces cultures.

2 – Les productions animales

La date de début de la conversion correspondant à la réalisation de ces deux démarches : l’engagement auprès d’un organisme de contrôle et la notification à l’Agence BIO.

En plus de la durée de conversion pour chaque culture, ce tableau indique après quelle durée de conversion un agriculteur peut revendiquer sa culture comme étant une culture “en conversion vers l’agriculture biologique”. 

Une exploitation peut décider de se convertir au bio entièrement en une seule fois ou  parcelle par parcelle. C’est ce qu’on appelle la conversion partielle. 

Attention, si l’exploitation est en conversion partielle et qu’il y a une mixité conversion bio & conventionnel pour une même culture, alors la mention de conversion est interdite pour cette culture afin d’éviter la fraude. Dans ce cas toute la culture est déclassée en conventionnel. Sur le même schéma, s’il y a une mixité bio & conversion, toute la culture est déclassée.en conversion.

Cependant, si ce sont des variétés différentes facilement distinguables par un non-expert ( ex : blé barbu/non barbu) ou des variétés avec des périodes de récolte et de stockage qui ne se chevauchent pas, la mention de conversion est alors autorisée.


3 – Les productions animales en conversion biologique

La conversion des animaux concerne les animaux déjà présents sur l’exploitation.

Les animaux bio doivent naître et être élevés en bio, mais il est possible d’acheter des animaux conventionnels si des animaux bio ne sont pas disponibles. Ils devront alors passer par une période de conversion qui concerne également les animaux déjà présents sur l’exploitation. 

Cette conversion des animaux peut démarrer une fois que toutes les conditions d’élevage précisées dans le cahier des charges de l’agriculture Biologique sont respectées, à savoir les besoins spécifiques des différentes espèces animales et tenir compte du lien au sol et du bien-être animal.

A ce jour, il n’existe pas de mention de valorisation pour les produits d’origine animale !

A la fin de la conversion du cheptel, les animaux et leurs productions (viande, lait, oeufs) bénéficieront de l’appellation AB. La mixité: bio/non ainsi qu’en conversion d’une même espèce est interdite sauf si clairement séparés dans des bâtiments d’élevages et des parcelles différentes. 

Pour la conversion des animaux, deux cas de figure sont envisageables : la conversion non simultanée et la conversion simultanée



  • La conversion non simultanée, qu’est-ce que c’est ?

La conversion non simultanée induit que les animaux passent en conversion après le terme de la conversion des parcelles (voir productions végétales). 

Les périodes de conversion du cheptel s’étend sur des périodes définies en fonction des espèces animales.

L’avantage ? Pouvoir retarder les surcoûts et contraintes liées à la pratique bio pour les animaux (achat d’aliments, coût de certification…)

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  • La conversion simultanée, qu’est-ce que c’est ? 

En conversion simultanée, l’ensemble de l’unité de production (troupeau, pâturages, terres utilisées pour l’alimentation animale) démarre la conversion en même temps. 

Concernant la durée de conversion, elle est toujours de 24 mois pour les terres et pâturages et parcours extérieurs, mais aussi pour les animaux. Attention, il faut que les animaux soient essentiellement nourris avec des produits provenant de ces terres en conversion (à plus de 50%). 

Les animaux conventionnels acquis après le démarrage de la conversion ne peuvent être intégrés à cette conversion simultanée et doivent avoir recours à la conversion animale non simultanée. 

Un avantage ? La conversion simultanée affranchit les éleveurs de bovins destinées à la production de viande de l’obligation des ¾ de la vie d’élevage sous le cahier des charges bio.




4 – Les produits transformés

Les produits transformés/cuisinés/conditionnés peuvent bénéficier de la mention “en conversion vers l’agriculture biologique” lorsqu’ils comportent un seul ingrédient d’origine agricole et végétale labellisé “en conversion vers l’agriculture biologique” (comme un pur jus de pomme). De plus, le transformateur doit être certifié bio par un organisme certificateur. 

Si le produit est composé d’au moins deux matières premières (exemple : jus de pommes-poires ou compote de pomme (pomme + sucre)), alors il ne pourra pas être certifié “en conversion vers l’agriculture biologique” même si toutes les matières premières sont certifiées “en conversion vers l’agriculture biologique” et AB.

Comme rappelé dans la partie productions animales, les produits transformés/cuisinés/conditionnés à partir d’un matière d’origine animale (yaourt, miel…) ne bénéficient pas de la mention de valorisation “en conversion vers l’agriculture biologique”. 

Les produits transformés sont soumis au mêmes impératifs que les produits bio : pas d’ionisation, restriction des additifs et auxiliaires technologiques.



  • Obtenir la certification AB pour un façonnier ou un distributeur ?

Ces acteurs quant à eux n’ont pas de période de conversion, car la conversion est réservée aux producteurs de la matière première. 

Tout  transformateur/distributeur qui respecte le cahier des charges de l’agriculture biologique spécifique à son métier, peut prétendre au label AB de ses produits et/ou de ses processus de fabrications sans à avoir recours à la conversion de son établissement.

Si vous êtes un agriculteur et êtes en conversion ou avez un projet de conversion bio, nous serions ravis de vous aider ! Plus d’informations sur l’aide que BioDemain peut vous apporter juste ici

PS : en deux mots, chez BioDemain, nous accompagnons les agriculteurs en conversion biologique en leur proposant une rémunération équitable et un accompagnement complet. Contactez-nous pour plus d’infos !



  • Sources

Cet article est une synthèse rapide des 107 pages du Guide de lecture proposé par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Nous vous conseillons vivement de le consulter pour plus de détails et les interrogations techniques.

Catégories : Règlementation

1 commentaire

BioDemain - La conversion biologique, on vous explique tout ! · 22 avril 2020 à 07:41

[…] végétales annuelles (ex : céréales, légumes de plein champ…). Nous vous proposons juste ici un décryptage par type de […]

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